dimanche 18 juin 2017

Le droit de refus.


Le droit de refus!


"Le droit de refuser de faire un travail qui représente un danger pour votre sécurité/santé au travail."

Plus communément appelé le "droit de refus" est un droit reconnue et régit par la Loi sur la Santé et Sécurité au Travail.



                                           





D'ailleurs l'article 12 de cette loi précise: 

"Un travailleur a le droit de refuser d’exécuter un travail s’il a des motifs raisonnables de croire que l’exécution de ce travail l’expose à un danger pour sa santé, sa sécurité ou son intégrité physique ou peut avoir l’effet d’exposer une autre personne à un semblable danger."

C'est assez clair!

Qui peut faire le droit de refus? Le travailleur personnellement et individuellement.

Quel est la procédure à suivre?

Le travailleur avise son supérieur immédiat de la situation de danger et doit aussi rester disponible sur les lieux du travail.

Le supérieur immédiat doit alors convoquer le représentant à la prévention (RP), à défaut quelqu'un désigné par le syndicat.

Par la suite le supérieur immédiat procède à l'examen de la situation et des correctifs qu'il entend apporter.

Jusqu'à ce qu'une décision exécutoire soit prise, l'employeur ne peut faire exécuter le travail par un autre travailleur, et vous êtes réputé être au travail.

S'il n'y a pas d'entente entre le RP et l'employeur et/ou vous persistez dans votre refus, alors l'intervention de l'inspecteur de la CNESST peut être demandée par soit le travailleur, le RP ou l'employeur.

L'inspecteur détermine si vous avez raison et ordonne à l'employeur de corriger la situation. L'employeur peut exiger que vous restiez disponible ou vous affectez à d'autres tâches sans aucune perte de salaire.

OU

L'inspecteur détermine qu'il n'y a pas de danger justifiant votre droit de refus, il peut vous ordonnez de reprendre le travail, et ordonner quand même des corrections à l'employeur.

La décision de l'inspecteur est exécutoire immédiatement, et ce même s'il y a une demande de révision.

IMPORTANT:

L'employeur ne peut imposer au travailleur une mise à pied, un congédiement, une suspension, un déplacement ou une mesure disciplinaire pour le motif que le droit de refus à été exercé.

Donc comme vous pouvez le constater le droit de refus est un outil pour vous protégez dans des situations dangereuses, à risques. Dans le doute prenez le temps de vous informez auprès de votre RP ou d'un membre de votre Comité Santé Sécurité(CSS).


                                                           




C'est votre sécurité, votre santé, alors pensez-y!

Allez voir:
http://www.csst.qc.ca/prevention/droits_obligations/Pages/droits_refus_execute_travail.aspx

Fraternellement,
Richard Corbeil
Syndicaliste
Secrétaire-Trésorier, UNIFOR section locale 636Q
RL FSFTQ
RP CSS

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vendredi 26 mai 2017

La solidarité syndicale!


La solidarité syndicale!

Ces jours-ci avec la grève dans l'industrie de la construction au Québec il est beaucoup question de solidarité syndicale, de briseur de grève (scab). 

Il est aussi question d'appui de plusieurs syndicats, centrales syndicale qui ne sont pas dans l'industrie, mais qui appuient les gens en grève dans la construction.


                                                       





Plusieurs médias citent des exemples de gens, qui parce qu'ils ont besoin de revenues vont franchir les piquets de grèves ne pouvant pas se permettre une perte de revenus. Ou d'autres qui jouent à la pauvre victime prise en otage par les méchants grévistes.


                                                         





Il y a aussi certains employeurs véreux qui menacent de congédiement les employés qui ont l'intention de respecter les piquets de grèves. Car la loi anti-briseurs de grève ne s'applique pas à l'industrie de la construction, loi R-20. Pas plus qu'il est possible de négocier des clauses rétroactives.

Sans compter que les gains ou les pertes pour les travailleurs de la construction vont avoir un impact direct ou indirect sur l'ensemble des travailleurs au Québec, syndiqués ou non. En effet quand un groupe de travailleurs fait un gain ou une perte, cela donne un indice important pour les négociations en cours ou à venir des autres groupes de travailleurs.

Alors faut-il être solidaire des travailleurs de la construction?

ABSOLUMENT!

Les briseurs de grève qui sont concentré sur leur petit nombril, leur petit moi-même, qui pensent que la grève est inutile, devrais se posé la question à savoir si les salaires, conditions de travail, assurances-groupe, fonds de pension, etc., qu'ils ont présentement, si cela est tombé par magie du ciel?? Je ne le pense pas, hein!


                                                          




Chaque gain a été fait au prix de chaudes luttes. Ce que vous avez aujourd'hui a été conquis hier et avant hier, par des gens qui ont eue le courage de se tenir debout et ce malgré l'adversité des médias, des gouvernements, des employeurs. Ces gens méritent votre respect pour ce qu'ils ont eue l'audace de faire.

Et la façon de le démontré, être solidaire. Respecté les piquets de grève, respecté la grève, respecté les gens qui se battent pour vos droits, vos salaires, vos conditions de travail, vos fonds de pension, etc.

Donc le choix vous reviens; se couché devant le patron par peur de perdre son emploi, par peur d'une perte de revenu, ou simplement par peur.   

OU

Avoir le courage de se tenir debout devant les employeurs, être solidaire, et ainsi avoir de meilleures chances d'obtenir gain de cause.

N'oubliez jamais qu'unis nous vaincrons, divisés nous perdrons!

Fraternellement,
Richard Corbeil
Syndicaliste
Secrétaire-Trésorier UNIFOR section locale 636Q
RL FSFTQ
Délégué CSS

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dimanche 9 avril 2017

Le français au travail? Absolument!


Le français au travail? Absolument!


Depuis l'adoption de la loi 101, le 26 aout 1977, le français est la langue officielle du Québec.

Ce qui veut dire que le français est la langue de travail au Québec.

                                                     



Aussi que depuis maintenant plus de 40 ans, le français devrait être présent dans toutes les communications dans nos milieux de travail respectifs.

Mais qu'en est-il en réalité aujourd'hui?

Force est de constater que depuis une bonne quinzaine d'années le français est en net recul dans la région de Montréal.  Tout comme dans nos milieux de travail. De plus en plus l'anglais prend une place de façon insidieuse et ont ne réagit pas face à cela. 


                                                        




Souvent ont blâme l'arrivé massive des immigrants. Mais que fait le gouvernement pour accueillir les immigrants qui ne parlent pas français? Le gouvernement ne les incitent même pas à apprendre le français, ne leur explique pas que c'est en français que ça se passe ici au Québec.

D'un autre coté, nous par soucis de rectitude politique, nous n'osons pas faire valoir nos droits garantie par la Charte de la langue française. Et ce n'est certainement pas le gouvernement en place en 2017, qui va le faire à notre place. 

Surtout quand que l'on sait que ce gouvernement misérabiliste, ne cherche qu'a éliminer la notion de Nation québécoise.


Quoi faire syndicalement?


Vérifier s'il existe bel et bien un comité de francisation dans notre milieu de travail.

S'il n'y en a pas, alors exiger la mise sur pied d'un comité dans les plus brefs délais.


                                                           



Si il y en a un, alors s'assurer qu'il est fonctionnel, et s'il ne l'est pas, le remettre en fonction. 

Pour de plus amples information sur le sujet, allez consulter le site de Languedutravail.org.


                                                       



L'employeur a l'obligation de communiquer avec les employés en français. 

Cela inclus toutes les communications, tous les documents et tous les outils de travail, formulaires et autres directives.

Article 4 de la loi 101: "Les travailleurs ont le droit d'exercer leurs activités en français"

Article 41 "L'employeur rédige dans la langue officielle les communications qu'il adresse à son personnel."

Article 50 "Les articles 41 à 49 de la présente loi sont réputés faire partie intégrante de toute convention collective"


                                                            



Comme vous le constaté, ont a tous les outils nécessaires pour faire respecté nos droits en français. 

Il n'en tient qu'a nous de les utilisés.

Je vous invite à prendre le temps d'écouter les quelques courtes vidéos ici-bas, elles sont d'une telle justesse et tellement de mise, même en 2017.




                                                       
                                                      






                                                        
Mais surtout n'hésité pas à consulter les liens suivants:

Office Québécois de la Langue Française (OQLF)
http://www.oqlf.gouv.qc.ca/accueil.aspx

Langue du travail
http://languedutravail.org/



Car au Québec c'est en français que ça se passe!


                                                      



Fraternellement,
Richard Corbeil
Syndicaliste
Secrétaire-Trésorier UNIFOR section locale 636Q
RL FSFTQ
Délégué CSS

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samedi 4 février 2017

Salaire minimum à 15.00$


Salaire minimum à 15.00$

Depuis quelques années est parti aux USA un mouvement pour l'établissement dans les plus brefs délais un salaire minimum à 15.00$ de l'heure. Ce mouvement est en grande parti soutenu par l'ensemble du mouvement syndical et social.

En 2016 au Québec, l'ensemble des centrales syndicales ont emboîté le pas, FTQ CSN CSQ CSD, dans une grande harmonie avec l'ensemble des organismes sociaux tel que "Au bas de l'échelle", c'est le même message qui est martelé sur le gouvernement en place. Gouvernement, faut-il s'en étonné, qui fait la sourde oreille a ces revendications, prétendant même que le salaire minimum est "approprié".

Évidemment le cpq est en désaccord complet pour une telle hausse. De toute façon pour les dirigeants du cpq, un travailleur gagne toujours trop cher!

Viens ensuite un ti-jo connaissant, dit professeur émérite a l'UQUAM, Pierre Fortin pour ne pas le nommé, qui prétend que cela serais catastrophique pour le Québec une telle hausse. Mais il n'a aucun argument solide pour étayer sa thèse, qui lui a certainement été chuchoté par les bonnes personnes du 1%, dont sans nul doute il est au service.

Alors le bon gouvernement de misérables en place, à décrété un gros 0.50$ d'augmentation pour le 1 mai 2017, avec un plan pour amené le salaire à 12.45$ en 2020.

                                                        



12.45$ en 2020. Je me demande parfois sur quelle planète vivent ces bouffons! Je me demande aussi s'ils respirent le même air que nous?? Faut être déconnecté de la réalité quelque chose de rare.

C'est en 2017 que ça prend 15.00$ de l'heure. Les gens qui sont au salaire minimum, ne vivent pas, ils survivent, ils existent à peine. Faut pas se demandé pourquoi, il y a des gens qui aiment mieux vivre de l'aide sociale plutôt que de retourner sur le marché du travail avec un salaire de crève-faim, ou il va t'en resté moins en allant travaillé, plutôt que de rester sur le bs.

Alors les abrutis qui nous gouvernent ont eu la brillante idée de couper dans l'aide sociale, plutôt que d'hausser le salaire minimum à 15.00$. Histoire de faire plaisirs aux gourous du cpq et du 1%, dont ils sont les précieux larbins.


                                                              



Contrairement à ce que prétendent les pourfendeurs mandaté par le cpq, et bien non il n'est rien arrivé d'apocalyptique dans les villes et états américains ou les lois pour le salaire minimum à 15.00$ ont été adopté. En Alberta, le salaire minimum va être à 15.00$ en 2018.  Alors cet effet d'une bombe atomique sur l'emploi, il est ou??

Encore une fois les gens qui sont contre la hausse du salaire minimum n'ont aucun argument valide pour prouver leurs assertions malheureuses. Comme d'habitude rien que du vent.

Je mets au défi les politiciens, tel que le gorille qui nous sert de sinistre des finances, à tenter de survivre au salaire minimum tel qu'il est aujourd'hui a 11.25$.

J'oubliais, trop souvent les gens au salaire minimum, c'est tout ce qu'ils ont, c'est à dire, pas de couverture d'assurances, pas de bénéfices marginaux, pas de fonds de pension, pas de conditions de travail et pas de protection face a l'employeur. Ils sont laissés à eux même, avec l'ignorance de leurs droits face à l'arrogance des employeurs.

Une chose qu'ils devraient avoir, c'est notre respect! Trop souvent dans la société ceux qui sont au salaire minimum sont méprisé; t'as pas voulu allé à l'école, endure. Rare sont les gens qui ont voulu se retrouvé dans cette situation. Les boulots que font ces gens ne sont pas toujours glorifiant, mais ô combien utile dans notre société.

La hausse du salaire minimum à 15.00$ pour 2018 comme en Alberta, va apporter un enrichissement collectif de notre société. Les gens vont avoir plus d'argent à dépenser pour mieux se nourrir, se logé, se vêtir, etc. Car contrairement au 1%, les gens ordinaire font rouler l'économie d'ici en dépensant, et en payant des taxes à la consommation, alors que le 1% ne pense qu'a engranger leurs profits astronomiques dans des paradis fiscaux et surtout ne veulent pas payé d'impôt!

Je vous invite à prendre quelques minutes de votre temps, pour écouter cette vidéo ci dessous qui brosse un tableau bref du pourquoi il faut hausser le salaire minimum a 15.00$ dans les plus brefs délais.

                                                                  

Je vous invite aussi à aller faire un tour sur le site minimum15. Vous y trouverez tout l'argumentaire nécessaire pour déboulonner les mythes, ainsi que la bonne compréhension de la question.

http://minimum15.quebec/


Fraternellement,
Richard Corbeil
Syndicaliste
Secrétaire-Trésorier UNIFOR section locale 636Q
RL FSFTQ
Délégué CSS

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Le mouvement syndical en 2017!



Le mouvement syndical en 2017

Qu'en est-il du mouvement syndical en ce début de 2017?

Est-ce encore nécessaire? 

Trop fort? 

Trop faible? 

Trop politisé? 

Déconnecté des membres?

Une chose est certaine, c'est que le mouvement syndical est pertinent plus que jamais dans les années mouvementés que nous vivons. De plus en plus de gouvernements sont de droite; anti-syndicaliste, anti-droits pour les travailleurs.

Et pourtant, plus les syndicats serons affaiblis, plus il en sera de même pour les travailleurs, et par ce fait mettant en danger la classe moyenne. 

L'élimination de la classe moyenne sera très néfaste pour l'économie, et donc pour les entreprises.

Un mouvement syndical fort = une classe moyenne forte.

Une classe moyenne forte = une économie forte et en santé.

Alors, oui les syndicats sont nécessaires. Comment négocié avec un employeur, s'il n'y a pas de représentation de travailleurs? Certainement pas sur une base individuelle.


                                                     




Les syndicats au fils du siècle dernier ont fait beaucoup d'acquis, qui profite a l'ensemble des travailleurs, syndiqués ou non: Loi des Normes du Travail, Assurances Emploi, Loi Santé Sécurité, temps supplémentaire, fin de semaine, Équité salariale, etc.

Pour certaines personnes, le mot syndicat, et tout ce qui y est relié, c'est comme le diable en personne. Et pourtant. Si le mouvement syndical ne serais plus la demain matin, les choses dans notre société régresserais très vite.

Les syndicats ont aussi un rôle social. Ils mènent aussi le combat pour l'augmentation du salaire minimum à 15.00$. Cette lutte est mené pas juste pour leurs membres, mais pour l'ensemble des travailleurs et travailleuses qui sont au salaire minimum.


Trop fort? Je ne crois pas.


Trop faible? Pas pour l'instant, mais avec tous les gouvernements droitiste en place et a venir, oui il va y avoir une forte possibilité que cela arrive, si les membres ne prennent pas garde.


Trop politisé? Je dirais pas assez à mon gout! Pour le bien être des membres, comme tout est politisé, alors oui le mouvement syndical doit se mêlé de la politique. De toute façon les employeurs ne se gênent guerre de le faire. Alors pourquoi pas nous aussi!


Déconnecté des membres? Parfois. Mais la responsabilité en revient aux membres. En effet, si les membres ne s'impliquent pas, alors qui va s'impliqué? 

Si les membres ne prennent pas soin de leurs syndicats, qui va le faire? Si les membres ne prennent pas le temps d'assister aux réunions syndicales qui va le faire, et surtout comment vont-ils faire entendre leurs demandes? 

Si les gens ne font rien, alors il est possible que des gens mal intentionné prennent le contrôle d'un syndicat et effectivement cela va faire un syndicat très faible, et va ternir la réputation du mouvement syndical.

Ce n'est pas le nom de la section locale, ou encore la centrale syndicale, ni le nombre de membre qui fait la force d'un syndicat. Non, c'est l'implication des membres. Une section locale est aussi forte que le sont ses membres. Une centrale syndicale est aussi forte que l'implication des membres. Le mouvement syndical reflète la volonté des membres. 


                                                              



Mais surtout un syndicat appartient aux membres, et non l'inverse!

Alors, pensez-y avant de dire que ce n'est pas bon, ou dépassé. Ce ne sera jamais dépassé, jamais. Le mouvement syndical est la pour rester.

UNIS NOUS VAINCRONS, DIVISÉS NOUS PERDRONS!

Fraternellement,
Richard Corbeil
Syndicaliste
Secrétaire-Trésorier UNIFOR section locale 636Q
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